RESSOURCES HUMAINES, INDUSTRIE ÉLECTRIQUE DU CANADA (RHIEC) PUBLIE UN RAPPORT D’INFORMATION SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL (IMT)

RESSOURCES HUMAINES, INDUSTRIE ÉLECTRIQUE DU CANADA (RHIEC) PUBLIE UN RAPPORT D’INFORMATION SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL (IMT)

Détermine les écarts entre l’offre et la demande en main-d’œuvre ainsi que les principales tendances affectant la main-d’œuvre dans le secteur de l’électricité afin de préserver la stabilité à long terme de l’approvisionnement en électricité au Canada

TORONTO, Ontario (11 avril 2019) – Ressources humaines, Industrie électrique du Canada (RHIEC) a publié aujourd’hui son étude d’information sur le marché du travail (IMT) sur cinq ans Workforce in Motion lors d’un lancement national auquel participaient des cadres de l’industrie, des représentants syndicaux, des représentants du milieu de l’éducation et des intervenants de l’industrie. On y retrouve de nouvelles données probantes permettant de prévoir d’ici l’année 2022 les changements démographiques de la main-d’œuvre et les modifications du marché du travail dans un contexte d’évolution rapide du paysage énergétique. Ce rapport est aussi un appel à l’action, incluant des recommandations qui permettront de faciliter la planification de la gestion des ressources humaines pour la main-d’œuvre du secteur de l’électricité canadien et d’avancer dans cet environnement complexe et en mutation rapide.

Le secteur de l’électricité du Canada emploie fièrement 106 575 travailleurs des services publics dans de multiples métiers.[1] Le développement d’une main-d’œuvre qualifiée qui assure un bassin suffisant de travailleurs formés et expérimentés pour répondre aux besoins actuels et futurs est essentiel pour garantir la stabilité à long terme de l’approvisionnement en électricité au Canada. Les investissements canadiens dans le secteur de l’électricité sont en croissance et se concentrent en grande partie vers la production d’énergie renouvelable alors que les politiques énergétiques ont pris le virage vert afin de respecter l’engagement du Canada lors de la signature de l’Accord de Paris de 2015 de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030.

De grandes puissantes remodèlent le secteur de l’électricité grâce à de nouvelles technologies qui changent notre façon de produire, stocker et distribuer l’énergie, mais aussi d’inspecter et de surveiller nos actifs. Le secteur doit soutenir de plus en plus la demande et les répercussions sur le réseau de l’arrivée des véhicules électriques et des appareils intelligents, en plus de devoir identifier et combattre les cybermenaces.

S’appuyant sur le rapport de RHIEC de 2011 intitulé Power in Motion, l’étude d’information sur le marché du travail (IMT) sur cinq ans Workforce in Motion maintenant disponible, fournit des informations actualisées et des évaluations à long terme de l’offre et de la demande en main-d’œuvre pour l’industrie canadienne de l’électricité.

Principales conclusions :

Demande de main-d’œuvre

  • Près de 20 500 nouveaux employés seront requis d’ici 2022, soit l’équivalent de 20 % de notre main-d’œuvre actuelle; 86 % de ce nombre pour remplacer les départs à la retraite et 14 % pour répondre à l’expansion de la demande.

Les entreprises ont besoin d’employés plus jeunes et provenant d’horizons diversifiés

  • Seulement 5 % de la main-d’œuvre actuelle a moins de 25 ans, 26 % sont des femmes, 5 % des personnes autochtones et 3 % des personnes handicapées.

Quelles sont les professions qui font face à des pénuries et quelles seront les difficultés à l’embauche en 2022 ?

  • Opérateur de systèmes électriques, opérateur en centrales électriques, électricien de systèmes électriques, électromécanicien et la majorité des professions liées aux technologies de l’information et des communications sont visées les lacunes en main-d’œuvre identifiées par le rapport.

Les travailleurs devront suivre de nouvelles formations et acquérir d’autres compétences

  • Des formations croisées entre plusieurs disciplines seront nécessaires, dont des compétences pour maîtriser les systèmes traditionnels et les nouvelles technologies.
  • L’industrie doit collaborer avec le milieu de l’enseignement et le gouvernement afin de fournir les compétences requises à cette industrie en travaillant avec les institutions d’enseignement pour adapter les programmes académiques et soutenir les programmes d’apprentissage intégré en milieu de travail afin de développer les compétences non techniques et professionnelles chez les nouveaux diplômés.
  • Plus efforts doivent être déployés vers l’uniformisation des programmes collégiaux afin de réduire les disparités entre les diverses formations et ainsi créer un ensemble commun de normes nationales pour la formation, plus particulièrement pour les professions techniques et technologiques.

« De nouveaux investissements généreront de nouvelles possibilités qui exigeront l’embauche de personnel hautement spécialisé avec un tout nouvel ensemble de compétences », a déclaré Michelle Branigan, PDG de Ressources humaines, Industrie électrique du Canada (RHIEC). « Les conclusions de ce rapport devront informer et amélioreront la façon dont le secteur de l’électricité organise la planification, la formation et l’évaluation des besoins de la main-d’œuvre, alors que l’industrie tout comme le gouvernement travaillent à préserver une stabilité durable de l’approvisionnement en électricité au Canada dans un contexte national et international plus large. »

« Les données comprises dans l’étude Workforce in Motion aideront à mettre au point des solutions de planification à long terme pour répondre à la pénurie de travailleurs qualifiés à laquelle fait face actuellement le secteur et à garantir une main-d’œuvre solide et engagée pour répondre aux besoins énergétiques de demain », a déclaré Barb Keenan, vice-présidente principale, Population, culture et éthique pour OPG. /strong> « Nous sommes très enthousiastes à raconter notre histoire : l’industrie est dynamique et OPG a besoin de nouveaux talents créatifs et motivés pour porter notre entreprise vers l’avenir. »    

« Alors que l’économie verte refaçonne le secteur de l’électricité au Canada, nous devons avoir accès aux informations sur le marché du travail les plus à jour pour faire en sorte que la main-d’œuvre canadienne soit bien préparée », affirme l’honorable Patty Hadju, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail. « Ce rapport identifie quels sont les emplois qui seront offerts dans les années à venir et souligne les compétences dont les Canadiens auront besoin pour obtenir de bons emplois dans le secteur.»

À PROPOS DE RESSOURCES HUMAINES, INDUSTRIE ÉLECTRIQUE DU CANADA (RHIEC)

Ressources humaines, Industrie électrique du Canada (RHIEC) est une organisation pancanadienne à but non lucratif qui fait de la recherche sur les défis et possibilités en ressources humaines pour le secteur de l’électricité, en plus de développer des outils pour surmonter ces défis et saisir toutes ces possibilités. RHIEC est une organisation reconnue pour la production et la diffusion d’études pertinentes et de grande qualité sur l’industrie de l’électricité. Elle est dans une position unique pour rassembler les intervenants de l’industrie afin de fournir une perspective nationale sur les enjeux qui influent le secteur de l’électricité du Canada. Il s’agit de la seule organisation pancanadienne de l’électricité soutenant les ressources humaines et le développement des compétences afin de s’assurer que les intervenants de l’industrie de partout au Canada puissent faire entendre leur voix.

Étude d’information sur le marché du travail (IMT) Workforce in Motion pour informer la prochaine génération de la main-d’œuvre d’ici 2022 : Cliquez ici. Veuillez noter : Les médias accrédités pourront obtenir ce rapport sans frais et devront signer une entente de non-divulgation avant la réception de ce dernier.

Webdiffusion de l’événement national de lancement : Cliquez ici.

Relations avec les médias : Alex Hosselet, responsable communication et marketing, RHIEC| hosselet@electricity.ca

REMERCIEMENTS

RHIEC souhaite remercier sincèrement les organisations qui ont participé au comité directeur national sur l’IMT : Énergie NB, BC Hydro, Electricity Distributors Association (EDA)/Burlington Hydro, Ontario Power Generation, National Electrical Trade Council (NETCO), College of New Caledonia, Ressources naturelles Canada, Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Secteur Énergétique, Ingénieurs Canada, Conseil canadien des techniciens et technologues (CCTT), et l’Université Carleton.

RHIEC souhaite aussi remercier tous les répondants à nos entrevues, soit les employeurs, institutions d’enseignement et autres organisations qui ont participé à cette étude.

L’étude sur cinq ans d’information sur le marché du travail (IMT) Workforce in Motion a été financée en partie par le Programme d’appui aux initiatives sectorielles du gouvernement du Canada.


[1] Statistique Canada. Recensement 2016 de la population No de catalogue 98-400-X2016295.

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