Collaboration inclusive

Cette ressource constitue un élément de la Trousse Éclairer les possibilités d’équité en milieu de travail, un ensemble d’outils de ressources humaines conçu par RHIEC pour les employeurs de l’électricité et des énergies renouvelables de l’Alberta.

Tout le monde peut jouer un rôle dans la création d’un environnement collaboratif et inclusif.

Le fait de disposer de compétences qui facilitent l’inclusion quotidienne permet aux employés de se défendre et leur donne la confiance nécessaire pour travailler avec des personnes différentes d’eux.

Façons de contribuer à une culture de travail inclusive

Dans un milieu de travail inclusif, chaque personne a la possibilité de contribuer et de partager ouvertement ses méthodes et ses points de vue divergents. Plus chacun d’entre nous sent qu’il peut contribuer à l’équipe, plus l’expérience s’avèrera positive, enrichissante et gratifiante pour tous.39

Jeter les bases

Accepter le désaccord : Parvenez à une entente sur le plan des normes qui réguleront la façon dont vous allez travailler ensemble, et trouvez des moyens simples et respectueux de signaler à l’autre tout comportement improductif ou irrespectueux. Cela peut être inconfortable au début, mais les avantages qui découlent d’une résolution immédiate des problèmes feront bientôt partie intégrante de toutes vos collaborations, et vous constaterez les bénéfices.

Répartir les tâches

Garder l’esprit ouvert : Par exemple, demandez vous « Pourquoi un nouvel employé ne pourrait-il pas lancer un nouveau projet? »

Alterner les tâches dans l’équipe : Tout en étant respectueux du niveau d’aisance et des préférences des gens, effectuez une rotation des responsabilités au sein de l’équipe, notamment en ce qui a trait à l’organisation des réunions et des activités sociales – cela permettra à chacun de s’impliquer, tout en rappelant aux employés que tous possèdent la capacité d’assumer n’importe quelle tâche.

Planification

Soumettre une idée à quelqu’un à qui l’on ne pense pas spontanément : Chacun de nous possède sa propre perspective en fonction des expériences vécues – vous pourriez découvrir un nouvel angle pour aborder un sujet ou bénéficier d’une nouvelle perspective à laquelle vous n’aviez pas pensé.

Repousser toute supposition erronée : La prochaine fois que vous vous surprendrez à penser que « Cela ne l’intéressera pas », « Il n’a pas le temps » ou « Ils ne connaissent rien à ce sujet », arrêtez-vous et posez plutôt la question aux gens concernés.

Interactions sociales

Discuter de sujets qui ne concernent pas le travail : Chaque membre de l’équipe apporte au travail un savoir expérientiel complexe qui est fondé non seulement sur ses capacités, son genre, son origine ethnique et sa culture, mais également sur sa génération, sa classe socio-économique, ses croyances et plus encore. Interagir sur des sujets non liés au travail (tout en étant attentif au niveau d’aisance de chacun) invite tout le monde à partager des aspects d’eux-mêmes et ainsi se connaître davantage, ce qui permet de tisser des liens serrés au sein de l’équipe.

Faire en sorte que le concept d’inclusion devienne viral

Surveiller les répercussions : Tous les deux mois environ, vérifiez le fonctionnement de vos nouvelles « normes » (p. ex., sur le plan de la capacité à résoudre les conflits, de l’innovation et la créativité, de la pleine participation, du sentiment d’appartenance, et ainsi de suite), puis réfléchissez à des façons de les ancrer durablement.

Transmettre vos façons de faire : Engagez-vous à promouvoir vos méthodes de travail inclusives lorsque vous collaborez avec d’autres équipes, des comités, des fournisseurs et des membres de la communauté.

Tenir des réunions inclusives

Les préjugés et les microagressions peuvent circuler abondamment au cours des réunions. Pour contrer cela, travaillez avec les membres de l’équipe pour convenir de normes et de stratégies visant à s’attaquer aux comportements d’exclusion. Affichez-les dans les salles de réunion à titre de rappel pour tout le monde.40

  • Appliquer la règle de « non-interruption » et veiller à la faire respecter.
  • Alterner les tâches routinières et les assigner de façon à assurer une participation équitable, plutôt que de solliciter des volontaires.
  • Afin d’accroître l’accessibilité, questionnez-vous à savoir si des alternatives sont offertes à tout le monde autour de la table? Est-il possible de produire les rapports trop chargés de texte dans des formats vidéo ou audio à l’intention des personnes souffrant d’un handicap visuel?
  • Si vous animez la réunion, prêtez attention à qui parle le plus souvent et intervenez au besoin pour équilibrer la participation.
  • Si quelqu’un domine la conversation, discutez avec lui en privé après la réunion, en soulignant l’importance d’écouter tous les points de vue pour arriver à bien collaborer en tant qu’équipe.
  • Si quelqu’un essaie de s’approprier l’idée de quelqu’un d’autre, relevez-le (p. ex., « Je vois que vous aimez beaucoup l’idée de Mohammed, et je suis bien d’accord, car il a eu une excellente idée! »).
  • Inviter – de façon respectueuse – les gens à se prononcer. Pour certaines personnes, la prise de parole peut ne pas être la norme; il est possible qu’ils préfèrent se tenir en retrait et laisser la parole aux autres. Demandez : « Jean, vous avez de l’expérience dans ce domaine. À votre avis, avons-nous oublié quelque chose? S’agit-il de la meilleure façon de faire? »
  • Planifier les réunions et activités de façon inclusive : choisissez un lieu où tout le monde sera à l’aise (physiquement et financièrement) et prévoyez l’activité de façon à respecter les horaires de travail de chacun.