#PoweringTomorrow

Façonner l’avenir de notre ressource la plus importante : notre capital humain

#PoweringTomorrow

#PoweringTomorrow Façonner l’avenir de notre ressource la plus importante : notre capital humain

Ressources humaines, Industrie électrique du Canada a présenté ses prix annuels d’excellence le 21 février 2019. L’événement s’est amorcé par une table ronde intitulée Powering Tomorrow pendant laquelle des experts ont discuté de l’importance de façonner l’avenir de notre ressource la plus importante, c’est-à-dire notre capital humain. Pour donner le ton, le secteur de l’électricité subit de grands changements, non seulement au Canada, mais aussi dans le monde entier. Jumeler de nouvelles technologies à des systèmes existants, intégrer des réseaux de distribution intelligents, brancher des véhicules électriques et gérer le stockage d’énergie et la nature décentralisée de la production d’électricité; tous ces éléments ont un impact sur l’avenir du travail et des métiers d’aujourd’hui et de demain. Et dans ce portrait, quelle place occupent les jeunes ? Constamment sous-employés depuis des décennies (avec un taux de chômage avoisinant les 11 % lors des dernières estimations), que pouvons-nous faire ?

Nous avons ouvert la table ronde en discutant de la définition de « jeune ». Historiquement, Statistique Canada plaçait dans un seul groupe les jeunes âgés de 15 à 25 ans. Selon cette définition, l’industrie de l’électricité est composée que de 5 % de jeunes, contrairement à 14 % pour les autres industries canadiennes; un contraste avec les 19 % d’employés de plus de 55 ans. Plusieurs programmes gouvernementaux traduisent le mot « jeune » par les moins de 30 ans. Les experts de notre table ronde étaient généralement d’accord que, compte tenu de la nature de notre société actuelle, le terme « jeune » devrait inclure tous les moins de 35 ans (et tous ceux qui se sentent jeunes !).

Au chapitre du recrutement, plusieurs panélistes ont abordé l’importance de constituer un bassin de talents qui remonte plus loin pour inclure les écoles secondaires et primaires en plus de créer des partenariats durables entre l’industrie et les établissements d’enseignement. La recherche appliquée pourrait servir d’outil pour établir des partenariats entre l’industrie et le milieu de l’enseignement, et ainsi créer des problèmes concrets que les élèves pourraient résoudre.

Pour ce qui est de la rétention, le mentorat a été évoqué ainsi que l’importance de créer des occasions de mentorat informel dès les débuts du cheminement professionnel. Plusieurs ont constaté qu’il s’agissait d’un outil important de rétention. Le plus grand défi auquel font face les étudiants lorsqu’ils intègrent le marché du travail est celui des cultures organisationnelles qui peuvent se retrouver en contradiction avec les attentes des jeunes et plus spécifiquement, ne pas être aussi inclusives que ce qu’elles devraient être. De plus, il devrait y avoir des possibilités de développer les compétences et de faire des formations croisées au cours des premières années de carrière d’un nouvel employé. Des tactiques particulières comme celles que l’on appelle « Skype-ins » ou « Lean-ins » ont été citées pour entamer directement le dialogue entre les étudiants et les employeurs ainsi que pour impliquer les femmes de manière plus proactive. Les préjugés inconscients ont été désignés comme des facteurs sur lesquels les employeurs doivent vraiment se concentrer pour les contrer.

L’un des derniers points abordés a été l’internationalisation de l’éducation au Canada. Alors que le taux de natalité diminue au Canada et que l’immigration augmente (en plus du besoin de remplacer les travailleurs dans les emplois actuels), le nombre d’étudiants qui font des études postsecondaires en provenance d’autres pays a parallèlement augmenté. Tout cela représente un défi pour l’intégration et les établissements d’enseignement postsecondaires offrent davantage de programmes visant à soutenir les étudiants internationaux (c’est-à-dire des programmes de formation linguistique et culturelle).  Cependant, les étudiants internationaux font parfois face à des obstacles lorsque vient le temps de trouver un stage à temps plein à cause des restrictions relatives à l’obtention d’un visa canadien. Du point de vue de la rétention des talents, il est judicieux d’examiner les politiques associées à l’intégration des étudiants internationaux dans une perspective d’éducation et d’expérience de travail plus large et à long terme.

La stabilité est la clé

Dans l’ensemble, la discussion a permis de déterminer que les étudiants et jeunes diplômés nous ressemblent beaucoup : ils veulent se sentir chez soi. L’innovation n’est pas la seule chose qui compte. Bien que l’innovation soit au cœur du secteur de l’électricité, une chose est certaine : l’électricité est un élément fondamental de l’économie et il y aura donc des emplois disponibles dans ce secteur pour les années à venir. Ces emplois changent certainement, mais plusieurs de nos entreprises peuvent fournir la stabilité que les jeunes recherchent.

Comme l’avait dit le futuriste Alvin Toffler (traduction libre) :

« le message secret communiqué à la plupart des jeunes aujourd’hui par la société qui les entoure est qu’ils ne sont pas nécessaires, que la société continuera de fonctionner assez bien jusqu’à ce qu’ils puissent, à un moment éloigné de l’avenir, prendre les commandes. Pourtant, c’est un fait que la société ne fonctionne pas rondement, car le reste d’entre nous avons besoin d’énergie, de cerveaux, d’imagination et de talents que les jeunes peuvent apporter pour surmonter nos difficultés. Que les sociétés tentent de résoudre des problèmes désespérés sans la pleine participation de même ses très jeunes éléments est complètement idiot. »

Rencontrez les panélistes

Animé par Mark Chapeskie, directeur des programmes pour RHIEC, on retrouve parmi les panélistes :

  • Aisling O’Doherty, analyste des politiques, sécurité, politique et innovation, Office de la sécurité des installations électriques
  • Bill Angelakos, Ph. D., Ing., doyen, technologie et arts visuels, Georgian College
  • Nicole Miller, directrice adjointe, apprentissage et formation professionnelle, Université d’Ottawa
  • Nicole Parsons, gestionnaire principale, services intégrés en RH, Nalcor Energy
  • Robyn Simpson, associée à l’acquisition de talents, FortisBC

#PoweringTomorrow

#PoweringTomorrow est une campagne visant à attirer les esprits les plus brillants vers le secteur de l’électricité du Canada. Amorcé dans le cadre du programme Construire l’avenir et avec l’appui du programme de stages pratiques pour étudiants du gouvernement du Canada, RHIEC collabore avec l’industrie et les établissements d’enseignement pour s’assurer que davantage d’étudiants participent à des stages et d’autres activités d’apprentissage intégré pour mieux les préparer au monde du travail.

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